Une dizaine de plans d’eau
Le panneau d’information cantonal décrit une dizaine de plans d’eau plus ou moins profonds, dont l’étang de Pra Bernard et le marais de Pra Bélisson.
Une zone humide majeure du Nord vaudois, formée dans d’anciennes glaisières et aujourd’hui précieuse pour les oiseaux migrateurs, les batraciens et la flore des marais.
Photo d’ambiance : milieu humide vaudois près de Lausanne — Hugo Sykes / Pexels — utilisation autorisée selon la licence Pexels. Cette photographie n’est pas une vue du Creux-de-Terre.
Le Creux-de-Terre se trouve à proximité de Chavornay, dans la plaine de l’Orbe. Cette réserve naturelle est l’une des dernières grandes surfaces marécageuses subsistant dans une plaine autrefois beaucoup plus humide. Elle doit son paysage actuel à d’anciennes exploitations d’argile : les dépressions laissées par les glaisières sont progressivement devenues étangs, vasières, roselières et secteurs boisés. Le site est aujourd’hui particulièrement important pour les oiseaux d’eau et migrateurs, mais aussi pour les batraciens et plusieurs plantes caractéristiques des milieux humides.
Pour le visiteur, l’intérêt principal est l’observation de la nature. Plus de 250 espèces d’oiseaux ont été signalées dans la réserve et plus d’une quarantaine y nichent. Le Creux-de-Terre constitue notamment une étape importante pendant les migrations à travers le Plateau suisse.
Il ne s’agit pas d’un parc aménagé pour les loisirs intensifs : la tranquillité de la faune fait partie de l’expérience. L’observation se pratique depuis les sentiers et les observatoires prévus à cet effet.
Pour une première visite, prévoir environ 1 à 2 heures permet généralement de marcher tranquillement jusqu’aux points d’observation et de prendre le temps de regarder les étangs. Les passionnés d’ornithologie peuvent naturellement rester beaucoup plus longtemps.
Pour compléter cette sortie par une promenade plus classique, consultez également les balades dans la campagne vaudoise .
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L’intérêt du Creux-de-Terre vient de la juxtaposition de plusieurs habitats humides dans une région aujourd’hui largement agricole. Les anciennes excavations liées à l’extraction d’argile ont créé une mosaïque de plans d’eau aux profondeurs différentes. Selon les secteurs et le niveau d’eau, on rencontre des surfaces libres, des vasières, des roseaux, des plantes palustres, des haies et des arbres plus âgés.
Le panneau d’information cantonal décrit une dizaine de plans d’eau plus ou moins profonds, dont l’étang de Pra Bernard et le marais de Pra Bélisson.
Les niveaux d’eau variables créent des vasières appréciées des limicoles, tandis que les roselières offrent abri et sites de reproduction à d’autres espèces.
Le secteur Pré Bernard–Creux-de-Terre figure dans l’inventaire fédéral des sites de reproduction de batraciens d’importance nationale.
Les milieux humides pionniers permettent la présence d’espèces devenues rares, notamment la Germandrée d’eau, le Flûteau lancéolé et le Scirpe maritime.
Sa situation entre Plateau et Jura donne au site une importance particulière pour les déplacements et la recolonisation des espèces liées aux milieux humides.
La conservation nécessite des interventions régulières afin d’éviter que l’ensemble des zones ouvertes ne soit progressivement colonisé par la forêt.
La réserve est surtout connue pour son rôle d’étape migratoire. Les étangs et les vasières fournissent nourriture et repos à de nombreuses espèces traversant la Suisse. D’autres oiseaux utilisent les roselières et les berges pour se reproduire. Le nombre et la composition des espèces visibles changent donc fortement au cours de l’année.
L’automne est particulièrement réputé pour l’observation des oiseaux fréquentant les vasières, comme les bécasseaux, chevaliers, gravelots et bécassines.
Canards et autres oiseaux aquatiques utilisent les différents plans d’eau. Les espèces présentes varient avec la saison, la migration et les niveaux d’eau.
Les roselières accueillent notamment des espèces discrètes. Le Blongios nain fait partie des oiseaux nicheurs rares mentionnés dans les documents fédéraux.
Les points d’observation permettent de regarder les plans d’eau sans pénétrer dans les secteurs sensibles.
La discrétion est essentielle : rester sur les cheminements, éviter les mouvements brusques et conserver une distance importante avec les animaux.
Un téléobjectif est préférable à une approche rapprochée. La qualité d’une observation ne doit jamais se faire au détriment de la tranquillité de la faune.
Le paysage actuel n’est pas un marais resté intact depuis toujours. Il est en partie issu de l’activité industrielle puis de plusieurs décennies de protection et de gestion écologique.
Selon le panneau d’information du Canton de Vaud, l’argile est exploitée pour une tuilerie. Les excavations laissées sur place formeront ensuite les futurs plans d’eau.
Les dépressions abandonnées évoluent progressivement en mares, étangs, roselières et bosquets et révèlent rapidement leur intérêt pour les oiseaux.
Le Canton de Vaud acquiert une partie du site afin d’assurer sa protection.
L’État de Vaud complète l’acquisition du Creux-de-Terre. L’ancienne décharge est ensuite définitivement fermée.
Le Creux-de-Terre fait partie des réserves d’oiseaux d’eau et de migrateurs et comprend également des secteurs inscrits aux inventaires fédéraux des bas-marais et des sites de reproduction des batraciens.
La réserve accueille des espèces très sensibles au dérangement. Les règles ne servent donc pas seulement à protéger le paysage : elles permettent aux oiseaux de se nourrir, se reposer et se reproduire dans de bonnes conditions.
Ne pénétrez pas dans la zone des étangs et utilisez uniquement les chemins et points d’observation prévus.
Les chiens doivent être tenus en laisse afin d’éviter la poursuite ou le dérangement de la faune.
Évitez les cris, les approches rapprochées et tout comportement susceptible de faire fuir les oiseaux.
Ne cueillez pas les plantes et évitez de piétiner les secteurs naturels situés hors des chemins.
Tous les déchets doivent repartir avec vous. Les cultures agricoles entourant la réserve doivent également être respectées.
Le site consacré au Creux-de-Terre précise qu’il est interdit de circuler avec un véhicule sur les chemins goudronnés de la réserve.
Carte indicative centrée sur le secteur du Creux-de-Terre. Sur place, privilégiez la signalisation et les cheminements autorisés de la réserve.
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Il n’existe pas une seule période idéale : la meilleure saison dépend surtout de ce que vous souhaitez observer. La présence des oiseaux varie avec les migrations, la reproduction et les niveaux d’eau.
Période intéressante pour l’activité des oiseaux nicheurs. La discrétion est particulièrement importante autour des secteurs de reproduction.
La baisse de certains niveaux d’eau peut faire apparaître des surfaces pionnières et des vasières riches en vie. Prévoir protection solaire et eau.
C’est l’une des périodes les plus réputées pour les migrations, notamment pour observer différentes espèces de limicoles.
Les plans d’eau peuvent accueillir différentes espèces d’oiseaux aquatiques. Les chemins peuvent être froids, humides ou boueux.
La réserve peut être une bonne introduction à l’observation de la nature avec des enfants capables de marcher calmement et de respecter les consignes. Les étangs, roseaux, grenouilles et oiseaux donnent de nombreux sujets à observer sans avoir besoin d’un parcours ludique aménagé.
Des jumelles adaptées aux enfants peuvent rendre la visite beaucoup plus intéressante. Il peut également être amusant de préparer avant la sortie quelques silhouettes d’oiseaux faciles à reconnaître plutôt que de chercher à établir une longue liste d’espèces.
La proximité de l’eau et le caractère naturel du terrain nécessitent toutefois une surveillance normale des jeunes enfants. Les zones sensibles ne doivent pas être utilisées comme espaces de jeu.
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