Deux ouvertures
L’entrée inférieure donne directement sur une galerie basse. Une seconde ouverture rejoint la cavité au sommet d’un puits d’environ 4,5 mètres.
Une petite cavité naturelle du secteur du Marchairuz, connue pour ses galeries basses et pour les ossements d’ours brun qui y ont été découverts dans les années 1960.
Photo : col du Marchairuz — Ulflulfl / Wikimedia Commons — domaine public. Image d’ambiance du secteur.
La Grotte aux Ours du Chalet à Roch se situe sur la commune du Chenit, dans le Jura vaudois et le secteur du Marchairuz. Contrairement aux Grottes de Vallorbe , il ne s’agit pas d’un site touristique aménagé : il n’y a ni éclairage, ni passerelles, ni parcours de visite organisé.
Les relevés publiés par le Groupe Spéléo Lausanne indiquent un développement de 73 mètres pour une dénivellation de -11 mètres. La galerie est fréquemment basse : les descriptions historiques mentionnent de longues portions où la progression s’effectue accroupi ou à quatre pattes.
Son principal intérêt dépasse toutefois la simple exploration. En 1963, des ossements d’ours brun, notamment une mâchoire, des dents et un bassin, ont été découverts dans la cavité. D’autres recherches ont ensuite indiqué la présence de plusieurs individus, sans que leur nombre exact puisse être établi.
Cette sortie s’adresse donc surtout aux personnes attirées par le karst jurassien et disposant d’une préparation adaptée à une cavité naturelle. Pour une première découverte familiale du monde souterrain, une grotte aménagée reste un choix beaucoup plus simple.
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La description publiée par le Groupe Spéléo Lausanne présente un conduit unique relativement court, mais dont la faible hauteur rend la progression plus contraignante que sa longueur ne pourrait le laisser penser.
L’entrée inférieure donne directement sur une galerie basse. Une seconde ouverture rejoint la cavité au sommet d’un puits d’environ 4,5 mètres.
Les premiers mètres puis une grande partie du développement imposent une progression très basse. La cavité ne ressemble donc pas à une promenade souterraine aménagée.
Après le secteur du puits et un important bloc détaché de la paroi, la galerie forme quelques coudes puis permet brièvement de se relever dans une petite salle.
La dernière partie conduit à un petit bassin dont le niveau varie. Le plafond s’abaisse ensuite jusqu’à une fissure qui marque le terminus connu.
Le sol est principalement couvert d’éboulis. À proximité du bassin, les relevés décrivent de l’argile et du mondmilch.
De petites stalactites et des dépôts de mondmilch sont signalés dans les secteurs terminaux. Ils doivent naturellement rester intacts.
| Caractéristique | Donnée publiée | Ce que cela signifie pour la visite |
|---|---|---|
| Développement | 73 m | Cavité courte, mais avec une progression souvent lente. |
| Dénivellation | -11 m | Relief souterrain limité mais non aménagé. |
| Entrée secondaire | Puits d’environ 4,5 m | Ne pas improviser une descente ou une remontée par ce passage. |
| Galerie | Souvent basse | Nombreux passages nécessitant de s’abaisser fortement. |
| Hydrologie | Arrivées d’eau après pluie ou fonte | Les conditions peuvent changer avec la météo. |
Le nom est directement lié aux découvertes paléontologiques effectuées dans la grotte. Les publications du Groupe Spéléo Lausanne permettent de retracer plusieurs étapes importantes de son exploration.
La découverte de la cavité est attribuée à J.-M. Golay, du Groupe Spéléo Lausanne.
Une équipe de la Vallée de Joux explore et topographie la grotte le 17 novembre 1962.
Lors du congrès national de la Société suisse de spéléologie dans la Vallée de Joux, des ossements d’ours brun (Ursus arctos) sont découverts : une mâchoire, des dents et un bassin sont notamment mentionnés.
Des recherches ultérieures ont montré que plusieurs ours avaient probablement trouvé la mort dans la cavité. La documentation publiée précise toutefois que leur nombre exact n’a pas pu être déterminé.
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Le faible développement de la grotte ne doit pas être confondu avec l’absence de risques. Il s’agit d’un milieu souterrain sans surveillance, sans éclairage et sans équipement destiné au public.
Un casque avec jugulaire, un éclairage frontal fiable et un éclairage de secours sont adaptés à un environnement où le plafond est régulièrement très bas.
Le sol peut être irrégulier, humide ou argileux. Prévoyez des chaussures stables ainsi que des vêtements adaptés au froid, à l’humidité et aux frottements.
Une exploration souterraine doit être préparée en groupe et une personne restée à l’extérieur doit connaître le programme et l’heure de retour prévue.
Des arrivées d’eau sont documentées lors des périodes de pluie et de fonte des neiges. Reportez la visite lorsque les conditions sont défavorables ou incertaines.
Elle débouche sur un puits d’environ 4,5 mètres. Ne tentez pas une escalade ou une descente improvisée sans les compétences et l’équipement appropriés.
Les grottes peuvent servir de sites d’hibernation. Si vous observez une chauve-souris au repos, éloignez-vous sans l’éclairer directement ni la déranger.
La documentation spéléologique situe la cavité sur la commune du Chenit, dans le secteur de Chalet à Roch et du col du Marchairuz. Le Chalet à Roch-Dessus figure toujours parmi les alpages recensés par la commune. La position affichée sur la carte ci-dessous est dérivée des coordonnées suisses historiques publiées pour la cavité.
Les anciennes descriptions rejoignent le secteur par les chemins forestiers et pastoraux de Chalet à Roch. L’entrée est discrète, au pied d’une petite barre rocheuse, et peut être difficile à identifier dans le terrain.
Utilisez une carte topographique actuelle et ne comptez pas uniquement sur une description ancienne pour vous orienter.
Les règles de circulation sur les routes forestières du secteur Givrine–Marchairuz varient selon les voies. Les indications anciennes décrivant un accès en véhicule ne doivent donc pas être considérées comme une autorisation actuelle.
Respectez systématiquement la signalisation sur place et stationnez uniquement à un emplacement où le stationnement est autorisé.
Position indicative obtenue à partir des coordonnées historiques 505.125 / 155.500 publiées par le Groupe Spéléo Lausanne. Vérifiez votre itinéraire sur une carte topographique actuelle avant le départ.
Il n’existe pas de saison touristique officielle pour cette cavité. Pour une grotte naturelle située à près de 1'400 mètres, les conditions météo et l’état du terrain sont plus importants que le calendrier.
Ce sont les conditions les plus simples pour l’approche et pour limiter les arrivées d’eau liées aux précipitations ou à la fonte.
À éviter. La documentation décrit plusieurs petites arrivées d’eau et un bassin terminal dont le niveau peut varier.
Neige, glace et froid compliquent l’approche. C’est aussi la période durant laquelle les cavités peuvent être utilisées comme gîtes d’hibernation par les chauves-souris.
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